WER 2025
INTRODUCTION
Le week-end de rentrée (WER) de l’ANEMF est un gros congrès ANEMF qui s’est déroulé cette année dans la ville de Nancy. Le congrès a duré quatre jours, s’étalant du 6 au 9 novembre. Lors de cet évènement, nous avons assisté à des formations et participé à des débats sur diverses thématiques concernant les études médicales et les professions de santé telles que la mise en place de la 4 AMG et de la PPL Imbert. 4amg = 4ème année de médecine générale; ppl = proposition de loi introduction
Comme pour chaque congrès, nous vous avons fait parvenir un sondage sur messenger pour récolter vos avis avant le vote des motions.
ETUDES ET PROFESSION
PPL Imbert
Contexte: la Proposition de Loi Imbert est une proposition de loi déposée le 30 juillet 2025 par la sénatrice Corinne Imbert concernant les formations en santé.
Si vous souhaitez voir une analyse plus détaillée articles de la PPL Imbert, vous pouvez lire le compte rendu du CASS 2025 ! Après son adoption au Sénat, des amendements ont été effectués précisant quelques points :
- article 1 : il dispose une voie d’entrée unique dans les études de santé. un amendement a été déposé pour préciser sa mise en place au maximum à la rentrée 2027 -> l’ANEMF s’est positionnée pour
- article 4 : il dispose la mise en place d’une régionalisation de l’internat. vous trouverez plus de détails à ce sujet dès la page 6 du compte rendu du CASS 2025. Un amendement a été déposé pour préciser sa mise en place au plus tard en 2027. les étudiants potentiellement concernés seraient au plus tard les D2 actuels (2025-2026). La sénatrice a également affirmé dans le journal Egora que les ⅔ des étudiants contraints à rester dans leur région d’externat seraient les ⅔ inférieurs du classement régional (contrairement à ce qui était proposé dans un rapport de l’académie de médecine). De plus, le terme de “région” correspondrait à la répartition des régions (Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes...). -> l’ANEMF s’est positionnée contre cet article.
Suite de l’examen de la PPL Imbert :
Pour rappel, la PPL Imbert a été examinée en commission des affaires sociales (CAS) du Sénat le 15 octobre 2025, puis en séance plénière le 20 octobre, à l’issue de laquelle, elle fut adoptée dans son entièreté. La suite de son examen se fera l’Assemblée Nationale, d’abord en CAS, puis en séance plénière. Pour qu’elle puisse être effective, la PPL devra être adoptée dans les mêmes termes à l’Assemblée qu’au Sénat. Enfin il restera sa promulgation par l’exécutif. -> pour le moment, nous n’avons aucune date concernant son examen à l’Assemblée Nationale. Cependant, elle ne sera probablement pas étudiée avant début janvier du fait du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) actuellement en examen.
Opposition à la ppl :
lors du WER, l’ANEMF a adopté une motion visant à développer une stratégie de communication tant envers les étudiants qu’envers les interlocuteurs afin d’avertir les étudiants sur les évolutions de la PPL Imbert, et de porter à l’échelle nationale notre opposition. SD notre côté nous prévoyons de faire de la sensibilisation auprès des étudiants ainsi qu’auprès des députés et sénateurs locaux.
Position des interlocuteurs de l’anemf :
- La commission des doyennes et doyens (CDD) est en faveur d’une régionalisation de l’internat pour fidéliser les étudiants à leur territoire de deuxième cycle. toutefois, elle ne souhaite pas un système “2/3-1/3”. Bon à savoir : la CDD est composée des doyennes et doyens des facultés de médecine de France. Or il avant 2004, le classement pour l’internat était régional. Etant donné que les doyens et doyennes ont connu l’internat régionalisé, il est possible que cela entre en compte dans leur position.
- Les syndicats d’internes : isni (internes de spécialités) et isnar-img (internes de médecine générale) s’opposent fermement à la régionalisation de l’internat
- les syndicats séniors : la confédération des syndicats médicaux français (CSMF) et l’union française pour une médecine libre (UFML) s’opposent à la régionalisation de l’internat
- enfin, la Ministre de la Santé, Stéphanie Rist s’y oppose également
PLFSS
Contexte : le PLFSS est le projet de loi de financement de la sécurité sociale. il est présenté à l’automne tous les ans par le gouvernement. L'objectif du PLFSS est de maîtriser les dépenses sociales et de santé pour l’année à venir.
Généralisation de l’OPTAM pour le secteur 2 :
Contexte : un médecin peut signer un contrat avec l’assurance maladie qui définit son mode de rémunération. il s’agit du conventionnement.
- dans un conventionnement “secteur 1”, le médecin exerce les tarifications fixées par la sécurité sociale et ne pratique aucun dépassement d’honoraires. C'est la tarification opposable.
- dans un conventionnement “secteur 2", le médecin n‘exerce pas la tarification opposable, c’est à dire qu’il peut fixer ses propres honoraires avec un taux de dépassement variable. Ces dépassements d’honoraires sont en général pris en charge, partiellement ou totalement, par les complémentaires santé ex: Axa, Groupama, Allianz...).
- dans un conventionnement “secteur 2 OPTAM” (=option de pratique tarifaire maîtrisée), le médecin exerce les tarifications comme en secteur 2 classique, mais il s’engage à appliquer des prix proches du tarif opposable (ceux du secteur 1) et à limiter ses dépassements d’honoraires selon un seuil fixé par l’assurance maladie. En échange l’assurance maladie lui accorde une prime annuelle en fonction du respect du contrat.
- le secteur 3 correspond à une tarification libre de la part des médecins (=sans conventionnement avec l’assurance maladie). -> un des objectifs du conventionnement secteur 2 OPTAM est de limiter les dépassements d’honoraires abusifs. cependant seulement 5% des médecins pratiqueraient des dépassements abusifs.
Inconvénients de la généralisation de l’OPTAM pour le secteur 2 :
- Si certains médecins libéraux sont conventionnés “secteur 2”, c’est qu’ils y sont obligés. En effet, la rémunération en “secteur 1" est trop faible dans certaines spécialités qui doivent assumer beaucoup de charges en plus d’un temps de travail limité par les contraintes administratives. Les dépassements d’honoraires du secteur 2 servent donc principalement à faire fonctionner correctement les cabinets médicaux.
- Cependant, la prime annuelle accordée par le conventionnement OPTAM ne couvrirait pas nécessairement les dépassements pratiqués en secteur 2 classique. Ainsi, le risque de la généralisation de l’OPTAM au secteur 2 est le déconventionnement des médecins vers le secteur 3 (=à tarification libre, sans remboursement), au détriment des patients pour subvenir aux besoins financiers de leur activité.
- une atteinte au droit fondamental de tarification libre des médecins.
Avantages de la généralisation de l’OPTAM pour le secteur 2 :
- économies pour la sécurité sociale
- limitation des dépassements d’honoraires abusifs et homogénéisation des tarifications
-> position des étudiants de Clermont sur la généralisation de l’OPTAM au secteur 2 :
Ainsi, en accord avec la majorité relative, nous avons voté pour cette motion, qui a été adoptée.
Statut de praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA) :
Le praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA) est un statut créé par le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) au titre de 2026. Son objectif est d’accompagner l’installation de nouveaux médecins dans des zones sous dotées avec une aide financière et organisationnelle adaptées, pour une durée limitée de 2 ans.
Dans les bases de ce contrat, le PTMA doit s’engager à :
- Exercer à titre libéral la médecine générale :
- Pendant une durée minimale de deux ans ;
- Dans une zone prioritaire définie par l’ARS.
- Respecter les tarifs opposables (comme en secteur 1).
- Participer à des actions définies par l’ARS concernant :
- L’accès aux soins ;
- La permanence et la continuité des soins ;
- La coordination des soins.
- Contribuer à l’enseignement et à la formation universitaire en médecine générale.
- Un contrat séparé avec l’université est conclu à ce titre.
Un amendement déposé en commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale vise à limiter la rémunération complémentaire (=aide financière) versée au PTMA à hauteur de 10% des rémunérations versées au médecin. Or, le PTMA doit s’engager à respecter les tarifs opposables (c'est-à-dire à ne pas pratiquer de dépassements d’honoraires). La limitation de sa rémunération complémentaire à 10% paraît donc insuffisante et trop désavantageuse par rapport aux concessions qu’il doit faire en signant ce contrat. De plus, Si ce contrat venait à exister, il ne serait ouvert qu’aux médecins spécialistes en médecine générale n’ayant pas de cabinet libéral ou installés depuis depuis moins de 1 an. Ce statut ne serait donc pas ouvert aux autres spécialités médicales.
Vos réponses :
Ainsi, en suivant vos avis, nous avons voté et l’ANEMF s’est positionnée pour :
- l’opposition à la limitation de la rémunération complémentaire versée au Praticien Territorial de Médecine Ambulatoire (PTMA).
- l’élargissement du statut de PTMA à l’ensemble des médecins spécialistes, et non uniquement aux médecins spécialistes en médecine générale.
- un accès au contrat de Praticien Territorial de Médecine Ambulatoire (PTMA) à tout médecin conventionné afin d’exercer une activité en zone prioritaire, sans condition liée à l’installation initiale et sans condition de durée maximale d’exercice.
- une majoration de la rémunération complémentaire prévue par le statut de praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA), ainsi que pour l’ajout d’aides matérielles supplémentaires spécifiques à l’installation pour les territoires d’Outre-Mer (du fait du coût de la vie significativement plus élevé qu’en métropole).
Quatrième année de médecine générale (4 AMG) :
Contexte : La 4 AMG (4e année de médecine générale) est une année supplémentaire à l’internat de médecine générale, qui jusqu’en 2022, ne durait que 3 ans. Cette année a été ajouté dans le PLFSS 2023, afin d’uniformiser tous les diplômes d’études spécialisées (DES) qui contenaient 3 phases :
- Socle (1 an) ;
- Approfondissement (2 à 3 ans) ;
- Consolidation (1 à 2 ans : statut de Docteur Junior).
L’ajout de la 4e année de médecine générale pose des soucis pour la rémunération des internes (docteurs juniors ambulatoires=DJA) et des praticiens agréés maître de stage universitaires (PAMSU) qui les encadrent pour cette dernière année. La proposition actuelle du collège national des généralistes enseignants (cnge) suppose que :
- les pamsu reçoivent la part AMC (Assurance maladie complémentaire=la part non remboursée par la sécurité sociale), pour chaque consultation effectuée par le DJA qu’il encadre, en supplément de primes. C’est une mesure incitative forte notamment dans le contexte du manque cruel de PAMSU et de la mise en place imminente de la quatrième année du DES de médecine générale. Cette rémunération serait limitée à un seuil maximal de 25 consultations par jour par le DJA. Ainsi, un PAMSU pourrait toucher jusqu’à 3 375 € par mois en plus des primes inhérentes au statut de PAMSU. Dans le cas d’un nombre insuffisant de consultations réalisées par le DJA, un montant minimal de 1 200 € (hors primes) serait accordé au PAMSU. Cette rémunération du PAMSU est notamment liée au coût que représente la formation d’un DJA (matériel pour l’aménagement du cabinet, frais de fonctionnement...)
- Les DJA perçoivent une rémunération initiale (hors prime) versée entièrement par le CHU.
Cas particulier des ALD et C2S :
Les patients bénéficiant d’un statut d’affection longue durée (ALD) ou bénéficiant de la C2S (Complémentaire Santé Solidaire) sont exonérés de la part AMC. Or la rémunération des PAMSU en dépend. Pour y remédier, une prime compensatrice sera mise en place, en tenant compte de la composition de la patientèle, notamment du taux de précarité et de la proportion de patients en ALD. Cette prime compensatrice viendrait s’ajouter à la part AMC que recevraient les PAMSU avec ce montage financier.
l’ANEMF s’est positionnée pour :
- une rémunération initiale des Docteurs Juniors Ambulatoires (DJA) en 4ème année de médecine générale (4 AMG) par le CHU
- une rétrocession aux PAMSU de la part AMC rattachée aux actes effectués par le DJA.
- limiter le versement de la part AMC à la praticienne ou au praticien agréé maître de stage universitaire (PAMSU) au seuil de 20 consultations par jour.
- garantir un revenu minimal de 1200 € mensuels pour chaque PAMSU prenant en charge des docteurs juniors en quatrième année de médecine générale, dans les cas ou les DJA ne seraient pas en mesure d’effectuer les actes dont dépend la rémunération des PAMSU.
- l’instauration d’une prime compensatrice perçue par le Praticien Agréé Maître de Stage Universitaire (PAMSU) lors de la prise en charge de patients bénéficiant de Complémentaire Santé Solidaire ou d’Affectations de longue durée effectuée par le Docteur Junior Ambulatoire.
Quatrième année de médecine générale (4 amg) : limite de consultations
Des travaux ministériels concernant la mise en place de la 4 AMG, datant du 6/11/2025 ont abouti à de objectifs de consultation pour le DJA en apprentissage :
- un plafond de 25 consultations à réaliser par jour soit un maximum de 100 par semaine
- un plancher de 45 consultations par semaine
- une moyenne de 20 consultations par jour soit 60 à 80 par semaine selon le nombre de jours travaillés ( 3 ou 4 )
- Précisions :
- Ce cadre sera progressif et il n’y aura pas d’attente (envers le DJA) pour l’atteinte du plancher dès la première semaine de stage.
- Les seuils hebdomadaires et mensuels pourront être recalculés a posteriori pour garantir la protection des internes tout en maintenant une certaine flexibilité
- l’ISNAR-IMG, syndicat des internes de médecine générale, est favorable au plafond fixé à 25 consultations maximales par jour pour le DJA.
Position de l’ANEMF : L’ANEMF ne s’oppose pas aux seuils proposés, à savoir un plancher de 45 consultations par semaine et un plafond de 100 actes par semaine, dans la limite où ceux-ci peuvent faire l’objet de réévaluations afin de s’adapter aux besoins et demandes des DJA.
Concernant le montage financier de la 4 AMG, nous avons déposé cette motion qui a été adoptée !
Mobilisation du 18 novembre :
Contexte : Concernant le PLFSS, beaucoup de questions et problématiques soulevées par les internes et les médecins séniors sont restés sans réponses. L'objectif maximal des dépenses pour l'assurance maladie fixé par le PLFSS est notamment jugé trop bas, ce qui pourrait avoir des répercutions sur le système de santé dans son ensemble. Dans ce contexte, les syndicats de médecins séniors appellent à la grève dès le 10 novembre. L’ISNI (syndicat des internes de spécialité) souhaite se mobiliser le 18 novembre prochain uniquement, en proposant une “journée morte : santé à l’arrêt”, en incitant les internes de France à se mettre en grève ce jour-ci, idée approuvées par les autres syndicats séniors. L’ANEMF ainsi que les autres fédérations de santé ont été sollicitées pour se joindre au mouvement.
-
Avantages :
- le fait de mobiliser l’ensemble des étudiantes et étudiants en médecine, quel que soit leur cycle, apporterait encore davantage de poids aux revendications.
- montrer l’unité de la profession médicale aux décideurs politiques pourrait jouer en notre faveur afin d’obtenir gain de cause.
- en soutenant les syndicats seniors, nous nous assurons un lien solide pour appuyer nos autres combats (PPL Imbert, par exemple).
-
Inconvénients :
- nous avons peu communiqué sur le PLFSS auprès de vous, le mouvement pourrait donc ne pas galvaniser les foules
- la participation de l’ANEMF à une “journée noire de la santé “ pourrait entacher l'image de l’association auprès des instances politiques
- la population générale pourrait se braquer également du fait que les revendications soient en faveur des dépassements d'honoraires. Cependant, comme cité précédemment, les dépassements d'honoraires servent à financer les dépenses professionnelles. En effet, seulement 5% des dépassements d'honoraires sont jugés abusifs. Limiter tous les dépassements d'honoraires pourrait être délétère pour les médecins (libéraux en particulier).
l’ANEMF n’a finalement pas pris la position de se mobiliser le 18 novembre.
CESP
Contexte : Le Contrat d’Engagement de Service Public (CESP) est un dispositif qui permet aux étudiants de bénéficier d’une allocation mensuelle de 1 200 euros brut en contrepartie d’un engagement à exercer dans des zones sous-denses pour la durée pendant laquelle ils ont perçu l’allocation. Toutefois, si le contrat est rompu, l’étudiant s’engage à rembourser les allocations perçues avec un malus. Le CESP n’est actuellement disponible que dans les filières médecine (à partir de la 4e année jusqu’à la dernière année de 3ème cycle) et odontologie pour une durée minimale de 2 ans. Actuellement la sélection des étudiants pour bénéficier du CESP se fait à l’échelle facultaire. Une première sélection est effectuée sur dossier, puis par entretien individuel devant une commission. Aujourd'hui, les critères de sélection se font à l’échelle locale en fonction des besoins locaux.
Position de l’ANEMF :
- L’ANEMF se positionne contre un cadrage national des critères de sélection des candidats.
- L’ANEMF s’oppose à la mise en place des commissions CESP au niveau régional et pour la poursuite de ces dernières au niveau facultaire.
- L’ANEMF se positionne contre une sélection directe des meilleurs profils après examen du dossier de candidature, ou contre tout système similaire à ceux des grands admissibles dans le cadre du CESP. → favorable à l’entretien individuel pour tous
EDN 2025
Contexte : les épreuves dématérialisées nationales (EDN) sont les épreuves évaluant les connaissances des étudiants en DFASM3, afin de les classer à l’échelle nationale pour leur attribuer un poste et une subdivision territoriale. Cette année elles se sont déroulées du 20 au 23 octobre avec, comme journées de secours le 24 et le 27 octobre. Cependant des soucis liés à la coordination des épreuves et au bon fonctionnement des tablettes ont posé problème.
- à Lyon Sud, de nombreux problèmes de connexion et de sauvegarde, ont conduit à l’annulation de l’épreuve du 20 octobre, 2 heures et demie après le début. avant le report de l’épreuve à la première journée de secours, des étudiants ont dû composer sur plusieurs tablettes et rencontraient des soucis de déconnexion itératifs.
- à Strasbourg, des étudiants n’ont pas eu accès à l’épreuve des tcs (tests à concordance de script). comment seront-ils évalués par rapport aux autres étudiants ?
- le choix des thématiques semblait douteux : une même notion (le pneumothorax) a fait l’objet de trois types de questions différentes et ce, sur la même unité de composition, alors que les questions de pneumologie ont porté sur relativement peu de notions différentes. De plus, certaines questions posées (au moins une en ophtalmologie) auraient relevé du rang C (normalement non exigibles aux EDN). → ces points relevés ne sont pas exhaustifs des encombres rencontrées lors des EDN 2025.
Afin de tenter de corriger certains de ces défauts à l’avenir, des étudiants ont proposé des solutions dont certaines ont été adoptées en tant que positions de l’ANEMF. Il s’agit notamment de l’élaboration d’un test de charge avant les épreuves. Le test de charge permet de s’assurer que la plateforme hébergeant les EDN soit en état de recevoir les réponses simultanées de plus de 10 000 étudiants. Au vu de la complexité technologique (contenu multimédia notamment) des docimologies exigées aux EDN, il est essentiel que la composition du test reflète le contenu des épreuves. Or, au cours de la session EDN 2025, le test de charge réalisé ne comportait pas de question. Ainsi, la fiabilité de la plateforme à enregistrer les réponses des plus de 10 000 étudiants connectés simultanément n’était pas assurée.
l’ANEMF s’est positionnée pour :
- la réalisation d’un test de charge comportant toutes les docimologies exigibles aux EDN avant chaque session.
- Perspectives : la VP chargée des études médicales à l’ANEMF a assuré avoir pris rendez-vous avec le centre national de gestion, CNG (établissement assurant la gestion des EDN) pour répondre aux inquiétudes des étudiants de DFASM3 et espérer obtenir des solutions.
Encore aujourd’hui, le CNG n’a pas communiqué sur les problèmes rencontrés ni sur la date de l’annonce des résultats des EDN 2025. *modification : les résultats des EDN 2025 ont été rendus le 17 novembre à partir de 14h sur le compte Even des étudiants en DFASM3.
Elections CROUS
Contexte : les élections CROUS ont lieu tous les deux ans. Elles ont pour but d’élire des représentants étudiants faisant partie de listes, qui pourront siéger au conseil d’administration (CA) CROUS. De par son adhésion à la fédération territoriale FedEA, le Bloc Santé soutient la liste qui sera déposée par la FedEA. Cette année (scolaire), les élections CROUS auront lieu du 3 au 5 février 2026.
Quelles sont les missions du CROUS ?
Les CROUS disposent de 7 champs d’action :
- Les aides sociales : les aides d’urgence (allocation ponctuelle ou annuelle) ;
- Les bourses sur critères sociaux (BCS) : demandées via le Dossier Social Etudiant;
- L’emploi : en garantissant la mise en place d’emplois étudiants adaptés ;
- Le logement : places en résidences Crous et label Crous attribué aux logements respectant des critères de prix, de qualité et de proximité ;
- La vie culturelle étudiante : financée par la CVEC ou via la subvention Culture-Actions, qui soutient des projets dans quatre domaines (culture, sciences et technologies, engagement et solidarité, jeunes talents) ;
- L’accueil des étudiantes et des étudiants internationaux : centralisation des informations administratives, accompagnement pour le logement et organisation d’événements d’intégration ;
- La restauration universitaire : restaurants universitaires à tarification sociale (3 euros 30 pour les non-boursiers et 1 euro pour les boursiers), cafétérias, conventionnements avec des structures pour proposer des tarifs étudiants réduits ou le repas à tarification sociale.
-> une contribution réalisée par l’ANEMF avec d’autres filières de santé sera portée pour suggérer des améliorations et projets aux CROUS élus.
Enquête bien-être
Contexte : l’- enquête bien-être conduite en 2024-2025 avait pour but de balayer de multiples thématiques telles que le bien-être, le burn-out, les pensées suicidaires, les troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les étudiants de PASS, L.AS 1 et L.AS 2. L’objectif actuel est d’interpréter les résultats et de les porter afin d’obtenir des améliorations. aujourd’hui, l’enquête sert de support à une étude scientifique qui sera publiée dans un journal.
Ce qui se dégage de l’étude :
- Evalué sur 3 composantes principales : la fatigue émotionnelle, le cynisme et l’efficacité, le bien-être mental de 44,42% des étudiants répondants est qualifié comme insuffisant.
- les tutorats ont un effet globalement positif sur la santé mentale des étudiants au même titre que les cours en présentiel
- aucune différence significative de l’état de santé mentale entre étudiants de PASS et de L.AS
- corrélation neutre entre état de santé mentale et classes préparatoires privées (prépas privées).
De cette étude ont émané des propositions telles que :
- la dotation de dispositifs d’étudiants relais-santé (en lien avec les Services de Santé Etudiants = SSE) pour les campus
- l’obligation pour les facultés de proposer une visite auprès d’un sse pour les étudiants la mise en place d’un dispositif d’écoute psychologique dans chaque faculté
Note option santé
Contexte : l’option santé est une expérimentation lancée dans les lycées de trois académies françaises afin d’encourager les lycéens issus de zones sous-dotées à accéder aux études de santé dans les territoires sous-denses. En réponse à ces actualités, les fédérations de filière de santé telles que l’ANEMF, l’ANEPF, l’ANESF, la FNEK et l’UNECD, ont regroupé des positions communes dans une note, afin d’assurer un encadrement équitable et non sélectif de ce dispositif lors de l’accès aux études de santé sur ParcourSup.
TUTORATS
Valorisation des tas
Contexte : Depuis plusieurs mandats, l’ANEMF a pour volonté de valoriser le travail des Tutorats d’Années Supérieures (TAS), à hauteur de leur engagement et de la qualité du service rendu. L’avis du réseau TAS a été recueilli et se positionne à l’unanimité pour :
- la reconduite du label TAS en 2025-2026
- la réutilisation de la grille de valorisation adoptée par la motion 9 des JEP 2024, mise à jour
- la réalisation d’un travail d’adaptation de la grille pour l’an prochain.
Perspectives d’évolution :
- Travail d’amélioration sur le label TAS
- construction d’un agrément ministériel TAS. Ce projet, emprunté aux TEES (Tutorats d’Entrée dans les Études de Santé), représente “l’étape d’après” en termes de valorisation des TAS, ainsi que la suite logique du label TAS.
INNOVATIONS SANITAIRES ET SOCIALES (ISS)
Aide Médicale d’Etat
Contexte : l’aide médicale d’état, ou AME est destinée à permettre l'accès aux soins principalement aux personnes en situation irrégulière au regard de la réglementation française sur le séjour en France, et ce sans avance de frais. Des questions reviennent souvent dans les débats :
- Faut-il supprimer l’AME ?
- Faut-il réduire le panier de soins ou les fonds alloués à l’AME ?
Depuis septembre, les deux derniers Premiers ministres ont questionné l’AME sous sa forme actuelle. François Bayrou (ancien Premier ministre) avait essayé de faire passer, quelques jours avant le vote de confiance, deux décrets pour revoir à la baisse le panier de soins de l’AME. Ces décrets ont finalement échoué après que la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) ait refusé de les examiner. Sébastien Lecornu souhaite également se pencher sur la question de l’AME.
De par ses statuts, l’ANEMF entend promouvoir un système de santé :
- humain
- global
- solidaire
- équitable
- universel
- performant
- responsable et durable
Ainsi, au WER nous avons pris position Position de l’ANEMF : L’ANEMF se positionne contre toute restriction du panier de soins de l’AME.
ADHESIONS A L'ANEMF
Suite à l’ouverture d’une deuxième année de médecine en septembre 2025 en Corse, les étudiants ont créé une corporation étudiante. Ainsi, nous avons voté pour l’Adhésion de l’Associu di i Studienti in Medicina di Corti (ASMC) en tant qu’association représentative à l’ANEMF. C’est pour l’instant la seule association de corse à adhérer à l’ANEMF ! Son rôle sera de représenter les étudiants en médecine de Corse à l’échelle nationale.
Le Bloc Santé a renouvelé son adhésion à l’ANEMF cette année ! Matthias Jouhannel, Elu UFR 2025-2027, représentant étudiant Eva Le Bars, VP médecine, Bloc Santé 2025-2026 Maxence Bancarel, VP ANMF, Bloc Santé 2025-2026 Continueront de vous représenter !
MOT DE LA FIN
Nous étions 11 Clermontois présents au WER ! 9 pour se former et représenter Clermont et 2 membres de l’équipe nationale de l’ANEMF.
Merci à l’UCA et à la CVEC qui nous ont permis d’assister à ce congrès !
Vos Reprez : Matthias Jouhannel, Elu UFR 2025-2027, représentant étudiant; Eva Le Bars, VP médecine, Bloc Santé 2025-2026; Maxence Bancarel, VP ANMF, Bloc Santé 2025-2026